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Changer d'outil ne règle presque jamais le problème

Par · · 5 min de lecture

La migration est un projet coûteux, souvent entrepris pour résoudre une difficulté qui n'est pas technique. Trois questions à se poser avant.

J'ai participé à plusieurs migrations d'outil de gestion de projet. Aucune n'a résolu le problème qui l'avait motivée, et je pense pouvoir dire pourquoi.

Les difficultés qui ressemblent à des problèmes d'outil

« On ne sait pas où en sont les choses. » C'est un problème de mise à jour, donc d'habitude, donc de décision sur qui met à jour et quand. Le nouvel outil sera aussi mal tenu que l'ancien.

« Il y a trop de choses en cours. » C'est un problème d'arbitrage. Aucun outil n'a d'avis sur ce qu'il faut arrêter.

« On se marche dessus. » C'est un problème de périmètre et de responsabilités.

Un outil rend visible une organisation. Il ne la remplace pas — et un outil sophistiqué rend seulement le désordre plus lisible.

Les trois questions avant de migrer

Quand une migration se justifie

Quand l'outil est réellement bloquant : limite technique atteinte, fin de support, coût disproportionné, impossibilité de faire quelque chose de nécessaire. Ce sont des motifs concrets et vérifiables.

Pas quand il est « vieux » ou moins agréable que ce qu'on a vu ailleurs. Ce sont de vraies raisons d'insatisfaction et de mauvaises raisons de migrer.

Ce que je conseille avant

Tenir l'outil actuel correctement pendant un mois — mise à jour disciplinée, périmètre clair, une seule source. Si la difficulté persiste, elle est réelle. Si elle disparaît, la migration aurait coûté cher pour rien.

Portrait de Thomas Mercier

Rédacteur · Gestion de projet & productivité

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